Atteindre 3000 en net avec une SASU : méthode concrète, chiffres et stratégies utiles

Quand j’ai lancé ma première SASU, je pensais naïvement qu’un bon chiffre d’affaires suffirait. Puis j’ai fait mes comptes. Viser 3000 en net n’a rien d’insurmontable, mais il faut jouer sur les bons leviers, dans le bon ordre, sans céder aux mythes.
Au fil des missions et des bilans, j’ai noté ce qui fonctionnait vraiment pour tirer un net en poche stable. Mon but ici est d’expliquer, chiffres à l’appui, comment structurer la rémunération, le rythme de facturation et les marges pour sécuriser 3000 en net avec une SASU.
Je ne remplace pas votre expert-comptable, et je n’essaye pas de vendre du rêve. Un plan réaliste prend en compte les charges sociales, l’impôt sur les sociétés, l’impôt personnel, et des aléas de trésorerie. On va décortiquer tout cela de façon claire et concrète.
Ce que signifie vraiment 3000 en net pour un président de SASU
D’abord, alignons-nous sur la définition. Quand je parle de 3000 en net, je parle de l’argent réellement reçu sur le compte perso, après cotisations salariales si vous êtes rémunéré en salaire, et après impôt sur les dividendes si vous vous versez des dividendes.
Sur la partie salaire en SASU (assimilé salarié), le « net en poche » exclut l’impôt sur le revenu car il dépend de votre foyer fiscal. Côté dividendes, je calcule en net après PFU de 30 % par défaut. C’est la base la plus simple pour piloter.
Attention aux confusions fréquentes. Le « net imposable » sur la fiche de paie n’est pas le net perçu. Les charges patronales ne sont pas visibles dans votre salaire mais pèsent sur l’entreprise. Pour viser 3000 en net, il faut raisonner en coût total et en cash-flow.
Les hypothèses utilisées pour les calculs
Pour donner des ordres de grandeur, j’utilise des taux courants 2025 : charges patronales autour de 42 % du brut, charges salariales autour de 22 %, IS à 25 % (avec un taux réduit possible à 15 % sous conditions et jusqu’à certains seuils). Les écarts sectoriels existent.
Ces hypothèses ne remplacent pas une simulation personnalisée. Mais elles suffisent pour comprendre la mécanique et baliser un plan crédible afin d’atteindre 3000 en net sans se faire surprendre par une régularisation URSSAF ou une provision d’IS mal calibrée.
Choisir salaire, dividendes ou mix pour atteindre 3000 en net
En SASU, vous avez trois chemins principaux : tout en salaire, tout en dividendes, ou un mix. Pour viser 3000 en net, je privilégie presque toujours le mix, parce qu’il équilibre protection sociale, fiscalité et trésorerie.
En « tout salaire », votre coût entreprise grimpe mais vous maximisez la protection sociale. En « tout dividendes », la fiscalité est simple avec le PFU, mais vous n’avez pas de couverture chômage et vous dépendez du résultat distribuable. Le mix permet d’ajuster au réel.
Concrètement, une base salariale raisonnable puis un complément en dividendes lissé sur l’année offrent souvent la meilleure prévisibilité. J’ai vu trop d’entrepreneurs viser d’emblée 3000 en net uniquement en salaire, puis peiner sur la trésorerie quand un client paie en retard.
Exemple chiffré rapide
Objectif mensuel : 3000 € net en poche. En salaire seul, il faut environ 3846 € brut (net ≈ 78 % du brut), plus environ 42 % de charges patronales. Coût total ≈ 5460 € par mois, hors autres frais. En mix, on peut réduire ce coût immédiat côté paie.
- Tout salaire : protection sociale solide, coût entreprise élevé, trésorerie sollicitée.
- Mix : protection suffisante, flexibilité, optimisation globale si l’IS est anticipé.
- Tout dividendes : simplicité du PFU, dépendant du résultat et de la saisonnalité.
Mon conseil pragmatique : démarrez avec un salaire plancher, réévaluez au trimestre, complétez par des dividendes si les marges suivent. Cette discipline vous rapproche de 3000 en net sans prendre de risques inconsidérés.
Combien doit facturer une SASU pour sortir 3000 en net chaque mois ?
Posons un cadre simple. On veut 3000 en net par mois. L’entreprise doit couvrir le coût de la rémunération (salaire et/ou dividendes), les frais fixes, et l’IS éventuel. Voici trois scénarios réalistes avec des ordres de grandeur.
Tableau de scénarios et ordre de grandeur
| Scénario | Hypothèses clés | Coût/Profit à couvrir | CA mensuel HT approximatif | Net perso mensuel |
|---|---|---|---|---|
| Salaire seul | Brut ≈ 3846 €, charges patronales ≈ 42 %, frais fixes 500 € | Coût paie ≈ 5460 € + 500 € | ≈ 5960 € | ≈ 3000 € net salaire |
| Mix | Net salaire 2000 €, dividendes nets 1000 €, frais 500 € | Coût paie ≈ 3640 €, profit avant IS ≈ 1905 € | ≈ 6045 € | ≈ 3000 € net total |
| Dividendes seuls | Dividendes nets 3000 €, PFU 30 %, frais 500 € | Profit avant IS ≈ 5715 € | ≈ 6215 € | ≈ 3000 € net dividendes |
Ces chiffres sont des moyennes pédagogiques, basées sur les taux usuels. Des régimes spécifiques, exonérations partielles ou frais variables peuvent décaler le résultat. L’important est la logique : sécuriser le coût complet pour atteindre 3000 en net de façon régulière.
Au passage, le salaire est une charge déductible qui réduit l’IS, quand les dividendes sont prélevés sur le résultat après IS. C’est ce qui explique que « tout salaire » et « tout dividendes » demandent des niveaux de facturation proches pour un même net en poche.
Mon déclic a été simple : cesser de viser un chiffre d’affaires et viser un net en poche. À partir de là, chaque décision s’éclaire : tarification, rythme de facturation, paie, et réserve de trésorerie.
Dernier point concret : l’irrégularité des encaissements. Même avec des devis bien tarifiés, un mois creux peut menacer l’objectif de 3000 en net. D’où l’importance d’une réserve de trésorerie couvrant trois mois de coûts.

Plan d’action en 90 jours pour viser 3000 en net de façon durable
Je fonctionne par sprints de 90 jours. L’idée : caler la tarification, sécuriser les encaissements, et verrouiller le combo salaire/dividendes. Ce plan a aidé plusieurs indépendants à stabiliser 3000 en net sans épuiser leur trésorerie.
Semaine 1 à 3 : audit express et nouvelles règles
- Recenser tous les frais récurrents, supprimer les « nice to have », négocier ce qui peut l’être.
- Fixer un prix plancher basé sur le coût complet, pas sur l’intuition.
- Adopter des acomptes à 40–50 % et des échéances claires dans les devis.
Avec un prix plancher établi sur le coût complet, vos devis cessent d’être « à la louche ». Vous savez à partir de quel seuil vous mettez en danger l’objectif de 3000 en net. Cette clarté change votre posture commerciale immédiatement.
Semaine 4 à 8 : pipeline et trésorerie tampon
Je recommande de sécuriser un pipeline de deux mois d’activité et de constituer une réserve de trois mois de coûts fixes. Sans ce coussin, viser 3000 en net devient anxiogène et vous pousse à accepter des missions mal payées.
- Refondre le processus d’onboarding client pour raccourcir le délai entre signature et facture.
- Mettre en place des relances automatiques de paiement et l’escompte en cas de paiement anticipé.
Au besoin, lissez la rémunération : salaire fixe raisonnable, puis variable trimestriel par dividendes selon le résultat. Cette mécanique protège l’objectif de 3000 en net tout en évitant les à-coups de paie qui assèchent la caisse.
Semaine 9 à 12 : consolidation et optimisation
À ce stade, on affine : suivi hebdo du cash, marges par offre, et arbitrage entre salaire et dividendes. Un entretien avec l’expert-comptable permet d’ajuster les acomptes d’IS et les provisions sociales pour ne pas sabrer 3000 en net en fin d’exercice.
Je finalise aussi un « playbook » d’offres à haute marge. Ce n’est pas du marketing cosmétique : c’est l’assurance que chaque mission contribue réellement au jalon 3000 en net, sans dépendre d’un seul gros client ni d’une saisonnalité hasardeuse.
Erreurs fréquentes à éviter quand on vise 3000 en net avec une SASU
La première erreur est de confondre net paie et net perçu total. La deuxième, c’est de négliger l’IS en pensant que l’optimisation « tout dividendes » suffira. Résultat : objectif 3000 en net atteint sur un mois, puis raté les deux suivants.
Autre piège : sous-estimer les délais d’encaissement. J’ai observé des dirigeants capables de produire la valeur, mais étranglés par un DSO trop long. Sans discipline de facturation, pas de 3000 en net durable, même avec une excellente marge brute.
Enfin, méfiance avec les « recettes miracles » génériques. Les taux bougent, les seuils évoluent, et votre situation fiscale est unique. Un bon dossier chiffré vaut mieux qu’un conseil plaqué. Votre route vers 3000 en net mérite du sur-mesure, pas des slogans.
Optimiser la fiscalité pour sécuriser 3000 en net
La fiscalité n’est pas une ennemie, c’est un levier. En SASU, l’alchimie entre salaire, charges et dividendes permet d’optimiser le net perçu sans sacrifier la protection sociale.
Commencez par simuler trois options simples : plus de salaire, plus de dividendes, ou un mix. Cette simulation vous montre immédiatement l’impact de l’IS et du PFU sur l’objectif 3000 en net.
Pensez aux acomptes d’IS et à la trésorerie disponible avant toute distribution. J’ai vu des dirigeants distribuer trop tôt et devoir reconstituer le capital social pour payer des impôts imprévus.
- Prioriser le salaire pour cotiser et sécuriser vos droits sociaux.
- Utiliser les dividendes pour lisser la trésorerie lorsque le résultat est solide.
- Prévoir une provision IS avant toute distribution significative.
Cas pratiques et petites astuces
Si votre marge brute le permet, augmentez modestement le salaire et réduisez la part de dividendes la première année. Cette stratégie protège votre objectif de 3000 en net tout en évitant les surprises fiscales.
Autre astuce : utiliser la rémunération en nature ou les remboursements de frais réels correctement documentés pour réduire la base imposable sans affecter le net disponible.
Tarification et offres pour atteindre 3000 en net
Votre tarification doit partir du coût complet. Calculez le taux horaire qui couvre salaire, charges sociales, IS, frais fixes et marge. C’est le seul moyen fiable d’atteindre 3000 en net durablement.
Ne sous-estimez pas l’effet des petits clients bon marché. Dix contrats mal tarifés peuvent saboter un trimestre entier et compromettre votre objectif.
Segmentez vos offres : une offre d’appel, une offre standard et une offre premium. Chaque segment a une marge cible différente et contribue à stabiliser le flux de trésorerie nécessaire pour obtenir 3000 en net.
- Offre d’appel : attirer, convertir, mais limiter le temps consacré.
- Offre standard : coeur de votre chiffre d’affaires, marge équilibrée.
- Offre premium : forte marge, fidélisation clientèle et marge contributive élevée.
Processus clients et encaissements pour préserver 3000 en net
La régularité des encaissements vaut de l’or. Mettez en place des dépôts, des échéances nettes et des pénalités claires. Cela réduit le risque de mois trop faibles qui compromettent votre objectif.
Automatisez les relances et standardisez les conditions de paiement. J’ai récupéré des mois de trésorerie simplement en envoyant une seule relance automatique supplémentaire.
Privilégiez le paiement partiel avant la prestation pour couvrir vos coûts fixes et pour sécuriser la trésorerie qui délivre 3000 en net chaque mois.
Scénarios pratiques pour 3000 en net : comparaison
Voici trois scénarios concrets, détaillés et comparés pour montrer le chemin vers 3000 en net. Les chiffres sont arrondis mais conservent la logique opérationnelle.
| Scénario | Composition | CA mensuel HT | Trésorerie requise | Avantages |
|---|---|---|---|---|
| Salaire dominant | Salaire 3000 net, faible dividende | ≈ 6200 € | 3 mois de coûts | Protection sociale élevée |
| Mix prudent | Salaire 2000, dividendes 1000 net | ≈ 6050 € | 2–3 mois de coûts | Fiscalité optimisée, trésorerie flexible |
| Dividendes majorés | Faible salaire, dividendes pour compléter | ≈ 6300 € | Résultat net solide requis | Simple mais riskant sans réserve |
Ce tableau aide à choisir la stratégie qui correspond à votre profil de risque et à votre appétit pour la protection sociale. Personnalisez ces chiffres avec votre expert-comptable pour plus de précision.
Indicateurs à piloter pour ne pas perdre le cap des 3000 en net
Pour rester aligné sur l’objectif, suivez trois indicateurs en continu : marge contributive par offre, DSO (délai moyen de paiement) et trésorerie disponible. Ces repères vous évitent les mauvaises surprises.
Un tableau de bord simple, mis à jour chaque semaine, suffit pour visualiser si vous êtes sur la trajectoire des 3000 en net. Je recommande un suivi automatisé via un tableur ou un outil comptable connecté.
- Marge par mission : détermine la capacité à distribuer des dividendes.
- DSO : indique les risques de décalage de trésorerie.
- Trésorerie disponible : couvre les imprévus et sécurise les salaires.
Exemple de KPI simple
Calculer la marge contributive mensuelle par offre permet d’identifier rapidement quelles prestations financeront vos 3000 en net. Ce KPI se calcule en quelques lignes dans un tableur.
Si une offre a une marge négative, stoppez-la ou réajustez le prix immédiatement. Chaque euro non rentable vous éloigne de l’objectif et grève la trésorerie.
Organisation personnelle et charge mentale : rester durablement à 3000 en net
Atteindre l’objectif, c’est bien. Le tenir sans s’épuiser, c’est mieux. Structurez vos semaines pour éviter le burn-out et pour maintenir la productivité sur le long terme.
Externalisez les tâches non stratégiques : compta, relances, paie. Cela vous permet de consacrer plus de temps à des missions à forte valeur ajoutée qui financent les 3000 en net.
Planifiez des revues trimestrielles pour ajuster le mix salaire/dividendes, revoir les prix et calibrer les provisions fiscales. Ces rituels préservent la stabilité financière et mentale.
Faut-il augmenter ses prix pour viser 3000 en net ?
Souvent oui, mais pas systématiquement. Augmenter les prix est la manière la plus rapide d’améliorer la marge, à condition de préserver la valeur perçue par le client.
Comment gérer un mois où la trésorerie est insuffisante ?
Priorisez les paiements essentiels : salaire, charges sociales et fournisseurs critiques. Négociez des échéances avec les créanciers et sollicitez un découvert temporaire plutôt que d’absorber des dettes coûteuses.
Le mix salaire/dividendes change-t-il selon l’âge ?
Oui. Plus vous êtes jeune, plus privilégier le salaire peut être judicieux pour cotiser. À l’inverse, si vous avez déjà des droits sociaux suffisants, les dividendes peuvent devenir plus intéressants.
Faut-il refuser des missions à faible marge même pour atteindre le CA ?
Oui, refuser des missions qui dégradent votre marge est parfois nécessaire. Deux contrats bien tarifés valent mieux que cinq sous-payés qui vident la trésorerie et minent l’objectif de 3000 en net.
Peut-on atteindre 3000 en net en solo sans embaucher ?
Absolument. Beaucoup de SASU atteignent cet objectif en solo grâce à des offres premium et une gestion serrée de la trésorerie. L’essentiel est d’avoir des marges suffisantes et un pipeline fiable.
Que faire si l’URSSAF conteste vos cotisations ?
Réunissez vos justificatifs, sollicitez votre expert-comptable et, si besoin, faites appel à un avocat spécialisé. Anticiper et documenter vos décisions de rémunération réduit fortement le risque de redressement.
Votre prochain pas pour sécuriser durablement 3000 en net
Ce que je recommande maintenant : faire une simulation chiffrée sur 12 mois avec au moins trois scénarios et un plan de trésorerie. Ensuite, mettez en place deux rituels : revue mensuelle du cash et revue trimestrielle des rémunérations.
Si vous appliquez ces règles simples mais disciplinées, l’objectif de 3000 en net devient non seulement atteignable, mais aussi vivable sur la durée. Alignez tarification, prospection et gestion, et vous verrez la différence.
Enfin, n’oubliez pas : la régularité prime sur les coups d’éclat. Travailler à petits pas constants vous donne une base solide pour augmenter progressivement vos ambitions sans casser votre trésorerie ni votre qualité de vie.










